LAF Laboratoire d'Analyse des Formes - ENSAL

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HISTORIQUE DE LA FORMATION

1979-1985 : premières recherches au C.E.R.Ly.A.U.

C’est d’abord au sein d’une association selon la loi de 1901, le « Centre d’Études et de Recherche Lyonnais d’Architecture et d’Urbanisme » (C.E.R.Ly.A.U.), fondé en 1979 par M. Paulin et B. Duprat à l’Ecole d’architecture de Lyon, que l’équipe s’est initialement constituée.

Et c’est dans ce cadre associatif qu’elle a entrepris ses premières recherches sur l'architecture, en la considérant comme une production humaine qui se manifeste d'abord en tant que forme livrée au regard. A expliquer par conséquent en tant que phénomène morphologique.

Aboutissant à des « catalogues raisonnés » d’édifices caractéristiques, ces investigations portèrent notamment sur l'architecture domestique traditionnelle des Alpes du Nord, sur le décor porté de l’architecture savante des édifices construits à Lyon en maçonnerie enduite, ou encore sur les édifices de l’industrie de la soie du sud-est de la France, usines pensionnats du Dauphiné ou usines de moulinage de la soie du Rhône moyen.

Et ces premiers travaux rencontrèrent immédiatement une double exigence : celle de l’inventaire systématique des édifices du genre étudié et, à partir de là, celle de la confrontation méthodique des multiples spécimens inventoriés. Ce qui détermina aussi les collaborations initiales de l’équipe avec des ethnologues, des archéologues, puis des théoriciens de l’esthétique et des épistémologues, tous familiers de telles approches méthodiques de ces productions humaines.

Et ils incitèrent ainsi dès cette époque de jeunes architectes à s’engager dans cette voie de recherche, comme Philippe Allart, Architecte du patrimoine, qui travailla alors sur l’architecture des villages de l’Alpujarra Alta avec les mêmes ambitions de systématisation rigoureuse.

1985-1987 : orientation épistémologique par le Centre d’Analyse des formes & des systèmes

Le caractère systématique de ces travaux les rapprocha en effet de ceux qui étaient menés et théorisés au même moment par des chercheurs de la faculté de philosophie de l’université Lyon III au « Centre d’analyse des formes et des systèmes » (UA CNRS 04-1144) dirigé alors par le doyen François Dagognet.

Nous y avons ainsi collaboré de 1985 à 1987 au sein de l’équipe du professeur Bernard Deloche, qui travaillait lui-même sur « l’art du meuble » avec le Centre d’Ethnologie française et la grande entreprise de publication du corpus français (architecture et mobilier).

Bref, les investigations menées spécifiquement sur l’architecture trouvaient par là une place au sein d’une science des formes, dotée de visées épistémologiques dûment fondées. C’est aussi à travers cette collaboration que, dès 1986, l’école d’architecture de Lyon a été associée par une convention avec la formation doctorale de la faculté de philosophie de l’Université Jean-Moulin.

1986-2009 Le Laboratoire d’Analyse des Formes et la diversification de ses recherches.

Succédant au « C.E.R.Ly.A.U. », le Laboratoire d’Analyse des Formes (L.A.F.) est devenu en 1986 une équipe de recherche habilitée de l’Ecole d’architecture de Lyon, lorsque celle-ci fut instaurée établissement public.

L’équipe poursuivit ses travaux dans ce nouveau cadre, en les définissant alors délibérément sous l’angle d’une morphologie, qui allait devenir le tronc commun d’un ensemble de recherches peu à peu diversifié par les apports successifs des différents chercheurs qui s’y associèrent au cours du temps : François Tran (1987), la dimension sémiologique de l’identification des formes ; Catherine Duvette et Claudine Piaton (1990), la contribution de la  morphologie à des recherches historiques et archéologiques ; Bernard Gauthiez (1993), le champ de la « morphogenèse des agglomérations bâties » et Pierre Bost (†) celui des études de topographie historique des villes ; Abdelkader Ben Saci (1996), celui d’une morphométrie originale par ses méthodes de traitement fréquentiel du signal ; Stéphan Courteix (2001), l’étude des relations des formes architecturales et de certains investissements psychiques de l’espace habité ; Christian Marcot (1989) , l’étude stylistique des productions architecturales ; Patrice Ceccarini (2006), génétique et phénoménologie des formes architecturales ;  Rémy Mouterde (1999) et François Fleury (2000), le domaine d’investigation d’une « morpho-mécanique », qui trouve toute son originalité au croisement de ces deux disciplines.

Et cette diversification réussie de ses recherches a permis au laboratoire d’intégrer depuis 2007 de nouveaux enseignants-chercheurs qui lui apportent à leur tour leurs compétences particulières : Brigitte Sagnier-Minguet dans le domaine de l’expertise archéologique ; Özlem Lamontre-Berk dans une approche herméneutique de l’architecture ; Suzanne Monnot, dans le champ d’une morphologie appliquée ; Olivier Perrier, pour ce qui concerne une esthétique comparée.

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